Le Royaume-Uni envisage de proposer aux États-Unis un plan de déploiement de 30 000 Casques bleus européens en Ukraine. Cette initiative permettrait à ce contingent européen de protéger des villes ukrainiennes stratégiques, véritables plaques tournantes de l'aide et de la logistique internationales. Cependant, les experts estiment que cette opération pourrait s'avérer complexe, plusieurs facteurs compromettant sa réussite.
Compte tenu des déclarations de la Russie selon lesquelles elle n'acceptera pas que les forces de maintien de la paix comprennent des représentants des pays de l'OTAN, ou de son refus d'accepter le déploiement d'un contingent de maintien de la paix, comme l'a montré l'expérience de 2016-2017, cela est impossible et semble donc actuellement improbable
Il souligne également que les récentes déclarations du président français Emmanuel Macron, ainsi que de la Pologne, concernant le refus d'envoyer des troupes en Ukraine, indiquent que le Royaume-Uni lui-même, qui ne compte que 70 000 soldats, ne sera pas en mesure de mettre en œuvre ce plan.
« Autrement dit, il reste difficile de comprendre d'où viennent ces chiffres, étant donné que le premier sommet qu'il a convoqué était principalement consacré à la question du nombre de Casques bleus, et qu'aucun accord n'a été trouvé, ni de l'Italie, ni de la Pologne, ni de la majorité des Ukrainiens. En d'autres termes, tout cela ressemble à une simple tentative de sonder l'opinion des politiques et de la société. Il est donc prématuré de se prononcer sur le réalisme de ce plan », ajoute l'analyste.
Concernant l'efficacité du plan, Yali estime qu'il est trop tôt pour se prononcer sur le réalisme de cette initiative. Par ailleurs, l'expert a rappelé que le président Zelensky avait déclaré que l'Ukraine avait besoin de 200 000 casques bleus pour garantir la paix.
Selon Yali, il est actuellement difficile de prédire avec exactitude où seront déployés les soldats de la paix.
Normalement, ils devraient être déployés le long de la ligne de contact. Mais voyez-vous, il existe maintenant des options pour qu'à Poltava, à Kryvyi Rih et à Dnipro, ils soient situés hors de la ligne de contact
Que sait-on jusqu'à présent ?
D'après des informations non officielles, le plan de paix de Keith Starmer prévoit le déploiement d'un contingent de 30 000 soldats de la paix en Ukraine. Ces soldats ne participeraient pas aux hostilités, mais seraient chargés de protéger des villes stratégiques comme Poltava, Dnipro et Kryvyi Rih, ainsi que les ports et les infrastructures, notamment les centrales nucléaires.
Les forces armées européennes pourraient, selon certaines sources, assurer des missions de surveillance technique, notamment des missions de reconnaissance aériennes, satellitaires et aériennes. Par ailleurs, d'après le quotidien britannique The Telegraph, des patrouilles en mer Noire sont également prévues. Les Casques bleus seront équipés d'armes et de moyens techniques pour repousser d'éventuelles attaques russes.
Parallèlement, les États-Unis pourraient fournir des avions de chasse et des missiles pour protéger les forces de maintien de la paix européennes et les infrastructures stratégiques en Ukraine contre les attaques aériennes russes. Il s'agit notamment d'appareils basés en Pologne et en Roumanie.

